7.9.08

Jennifer Pitts, Naissance de la bonne conscience coloniale

Jennifer Pitts, Naissance de la bonne conscience coloniale. Les libéraux français et britanniques et la question impériale (1770-1870), traduit de l’américain, aux Éditions de l’Atelier. Préfce de Gilles Manceron.

Quels arguments ont pu justifier la domination coloniale des nations européennes sur le monde ? Par quel processus les idéaux des Lumières prônant l’égalité fondamentale de tous les êtres humains ont-ils été retournés pour cautionner l’asservissement de peuples entiers au XIXe siècle ? Comment certains penseurs libéraux, si virulents à l’égard du despotisme en Europe, ont-ils pu prôner, sans l’ombre d’un remords, la conquête des Amériques, de l’Inde, de la Chine puis de l’Afrique par les nations occidentales ?

Dans un essai rigoureux, Jennifer Pitts expose d’abord les critiques acerbes que des penseurs britanniques tels Adam Smith, Jeremy Bentham et Edmund Burke formulent à l’égard de la domination impériale de l’Inde par la Grande-Bretagne à la fin du XVIIIe siècle. Puis elle analyse le glissement progressif de la pensée libérale qui, sous l’influence de philosophes comme John Stuart Mill, réduit les autres civilisations du monde au rang de peuples « arriérés » et « barbares ». Bientôt c’est Tocqueville, penseur de la démocratie, qui se fait le promoteur de la colonisation de l’Algérie par la France.

La régression est si manifeste qu’au milieu du XIXe siècle, des deux côtés de la Manche, pratiquement plus aucun intellectuel n’est prêt à élever la voix contre un système qui spolie et massacre les peuples indigènes aux Indes, aux Amériques, en Algérie…

En remontant aux sources intellectuelles de la bonne conscience coloniale, Jennifer Pitts apporte une contribution essentielle à la compréhension de la première mondialisation si brillamment analysée par C. A. Bayly dans La Naissance du monde moderne (Le Monde Diplomatique/Éditions de l’Atelier, 2006).

Jennifer Pitts est professeure d’histoire à l’université de Chicago aux États-Unis. Elle a également traduit et publié en anglais une sélection d’écrits de Tocqueville sur l’empire et l’esclavage.

Michel Cordillot, traducteur de cet ouvrage, est professeur de civilisation américaine à l’université Paris VIII. Il a notamment publié La Sociale en Amérique, Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier francophone aux États-Unis (1848-1922) (Les Éditions de l’Atelier, 2002).



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3.2.08

La globalisation de la nature…

…et la nature de la globalisation


par Carlos Walter Porto-Gonçalves
Prix Casa de las Americas 2008

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27.11.07

400 x 610

L'aristocratie de l'épiderme

L'invention du Noir et du Blanc
Florence Gauthier
CNRS EDITIONS, 13 septembre 2007
ISBN-10 : 2-271-06576-3 • ISBN-13 : 978-2-271-06576-6

RÉSUMÉ : L'auteur revient sur les origines du préjugé racial en racontant l'opposition entre deux métissés de la société coloniale de Saint-Domingue, Julien Raimond, fondateur de la Société des gens de couleur qui revendique l'égalité, et Moreau de Saint-Méry, l'un des grands théoriciens du racialisme, dans la France des Lumières.
Livre broché, 22,00 EUR. 280 pages 230 mm x 150 mm
Fiche bibliographique en français établie par Electre, © Electre.


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Christine Velut, Décors de papier (1750-1820)

375 x 475

Décors de papier
production, commercialisation et usages
des papiers peints à Paris, 1750-1820

Christine Velut
MONUM / EDITIONS DU PATRIMOINE :
Livre broché, 39,00 EUR
160 pages 280 mm x 220 mm

Date de parution : 28 octobre 2005

ISBN-10 : 2-85822-839-6
ISBN-13 : 978-2-85822-839-3

RÉSUMÉ : Expose la place du papier peint dans la société des Lumières, le répertoire de motifs existant, les règles de pose utilisées, puis envisage le papier peint sous l'angle de la production : détaille cette nouvelle activité, quels marchés ont été conquis et quels ont été les ressorts du succès.
GENRE : Universitaire Enseignement supérieur Sciences humaines et sociales
Fiche bibliographique en français établie par Electre, © Electre.

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17.10.07

Collectif.- Le Jardin d’agronomie tropicale


Le Jardin d’agronomie tropicale
Isabelle Levêque
Dominique Pinon
Michel Griffon
De l’agriculture coloniale au développement durable
Relié: 179 pages
Editeur : Coed. Actes Sud-Cirad (8 novembre 2005)
Collection : BEAUX LIVRES
Langue : Français
ISBN-10: 2742756736
ISBN-13: 978-2742756735

Présentation de l'éditeur

A l'est du bois de Vincennes, une vaste parcelle porte la trace du passé colonial français à travers les vestiges du premier jardin colonial, devenu jardin d'agronomie tropicale. Fondée en 1899, cette institution scientifique et économique eut pour objectif l'amélioration et la rentabilisation des cultures coloniales. Le jardin accueillit une exposition coloniale en 1907 avant d'héberger un hôpital pendant la Première Guerre mondiale. A cette occasion fut érigée la première mosquée parisienne. Bien qu'éphémère, celle-ci fut, avec la maison cochinchinoise transformée en temple, et plusieurs monuments élevés à la mémoire des soldats coloniaux morts pour la France, à l'origine de la dimension commémorative du lieu. Au fil du temps, le jardin se spécialisa dans la recherche agronomique tropicale. Aujourd'hui, le jardin est le cadre d'un programme scientifique qui renoue avec son rôle originel et en élargit les enjeux à travers une réflexion sur le développement durable et l'écologie. Il fait actuellement l'objet d'un projet de réhabilitation à la fois culturel, architectural et paysager par la Ville de Paris. C'est toute l'histoire de ce lieu méconnu que retrace cet ouvrage, parcourant la grande aventure de l'agronomie tropicale française et dévoilant un patrimoine architectural et paysager d'un intérêt à la fois scientifique, esthétique et commémoratif.

Table des matières

Une parcelle réservée du bois de Vincennes
Acclimatation et naturalisation des plantes : une utopie coloniale ?
Naissance d'une institution au bois de Vincennes
Souvenirs d'exotisme : le jardin et les Expositions coloniales
Une période d'interrogations et de guerre : 1908-1919
Un lieu de mémoire
Le jardin colonial, entre essor et oubli
Le jardin tropical d'aujourd'hui : un campus pour le développement durable, l'écologie et l'équité

Les auteurs

Isabelle Levêque est historienne de l’art des jardins. Elle participe à diverses études sur les parcs et jardins, propose des projets de restructuration de jardins anciens, et fait partie des membres fondateurs de la revue de l’art de jardins Polia.

Dominique Pinon est paysagiste DPLC et ingénieur agronome. Cofondateur de l’agence Cardo, il conduit des inventaires et des projets de restauration de sites, parcs et jardins anciens. Il intervient aussi auprès de directions départementales ou régionales de l’équipement et de l’environnement.

Michel Griffon est ingénieur agronome et économiste. Ancien directeur scientifique du CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) et aujourd’hui conseiller auprès de son directeur général, il est chargé du développement durable à l’Agence nationale pour la recherche.

La librairie du Cirad
TA 283/04 - Avenue Agropolis
34398 Montpellier Cedex 5 - France
Tél. : +33 (0)4 67 61 44 17 - Fax : +33 (0)4 67 61 55 47
Email : librairie@cirad.fr

Jardin d' Agronomie Tropicale
Situé dans le bois de Vincennes à Paris 12 (75)
Catégorie : Jardin, pavillon d'exposition
Eléments protégés MH : serre ; pont ; monument aux morts ; pagode
Epoque de construction : 1er quart 20e siècle
Année : 1900 ; 1907

Historique

Jardin d'essai colonial fondé en 1899 et implanté à l'extrémité est du Bois de Vincennes, en lisière de la commune de Nogent-sur-Marne. A l'occasion de l'exposition coloniale organisée en 1907 par la Société Française de Colonisation, plusieurs pavillons sont construits en dur. Deux d'entre eux (la serre du Dahomey et le pavillon de la Réunion) avaient été récupérés de l'exposition universelle de 1900. La maison de la Cochinchine, transformée en 1922 en temple du souvenir indochinois, provenait de l'exposition coloniale de Marseille de 1906 ; elle a été détruite par un incendie en avril 1984. Le jardin, occupé jusqu'en 1995 par le CIRAD (Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement) , est également le lieu choisi pour l'érection des monuments à la mémoire des soldats des colonies morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale.
propriété de l'Etat

Date protection MH

1965/05/06 : inscrit MH
1994/06/01 : inscrit MH

Pagode vietnamienne ou Temple indochinois (incendiée en 1984) : inscription par arrêté du 6 mai 1965
Grande serre et serre du Dahomey ; pavillons de l' Indochine, de la Tunisie, de la Réunion, du Congo, du Maroc et de la Guyane ; esplanade du Dinh avec son décor et l' urne funéraire, pont tonkinois, pont khmer, porte chinoise, piège à tigre, grande cloche de bois, monuments aux morts de la guerre 1914-1918 (cad. 12 : 01 BD 3) : inscription par arrêté du 1er juin 1994

Site protégé
Site classé

Observations

Bois de Vincennes : site classé 22 11 1960 (décret).
Type d'étude : recensement immeubles MH
N° notice : PA00086585
© Monuments historiques, 1992

Webgraphie

Mémoire 78.- Souvenirs coloniaux au bois de Vincennes. Le Jardin tropical de Paris

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Le catalogue 17.10.07

Yves Bénot.- La Guyane sous la révolution

Collectif.- Le jardin d'agronomie tropicale

Daniel Marciano.- Le chevalier de Saint-George, le fils de Noémie

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Yves Bénot, La Guyane sous la Révolution


Yves Bénot
La Guyane sous la Révolution
Ibis Rouge Editeur
ISBN : 2-911390-25-3
Référence : 025
Paru en : 1997

La période de la Révolution en Guyane avait été peu étudiée sauf ce qui concernait la déportation de prêtres réfractaires et politiciens de droite. S'appuyant sur des archives souvent négligées cette étude prend au contraire pour centre d'intérêt la première abolition de l'esclavage de 1794 à 1800 et montre comment avant et après cette abolition, les esclaves puis ex-esclaves ont joué un rôle actif dans l'histoire. Elle montre aussi comment la communauté des colons blancs n'a cessé de travailler contre la liberté générale et en est venu à bout dès 1800, avec l'appui du trop fameux Victor Hugues. Un travail qui peut nourrir la réflexion et les débats.

Sous le patronnage du programme "La Route de l'Esclave" de L'UNESCO.

Yves Benot, né Édouard Helman le 23 décembre 1920 et décédé le 3 janvier 2005, était un journaliste et un historien français du colonialisme. Il était un militant anticolonialiste. Ses parents juifs roumains moururent à Auschwitz. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il rejoint la France libre, puis devient militant communiste. Il a enseigné le français en Afrique, et l'histoire en métropole. Très inspiré par les Lumières du XVIIIe siècle, dont malgré leurs ambiguïtés, il démontre leur avance sur leur temps. Il estime que, plutôt que de s'indigner, rétrospectivement, de l'esclavage, il convient surtout de réintégrer la colonisation dans l'Histoire et d'en comprendre les mécanismes. Wikipédia, 17.10.07.

2004 Prix "Fetkann !" de la Recherche pour "La modernité de l'esclavage" publié aux Editions "La Découverte".

Disparition d’Yves Benot

Né le 23 décembre 1920 de parents juifs roumains réfugiés en France dès avant la Première Guerre mondiale, Édouard Helman est décédé le 3 janvier 2005. Connu sous son nom de plume d’Yves Benot (pseudonyme dont il ne donna jamais de commentaires sur l’origine et la signification), il se construisit assurément une vie et une carrière en dehors des chemins battus. Lire la suite.
Par Marcel Dorigny
Mise en ligne le jeudi 13 janvier 2005
Ce texte est la version complète de la notice rédigée par Marcel Dorigny et dont seuls certains extraits ont été publiés dans l’édition du journal Le Monde datée de Samedi 8 janvier.







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